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Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

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Arya

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Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Arya le Mar 21 Fév - 16:24

L'Entrainement - I


Ce matin, j’avais donné rendez-vous à mon chevalier, Colin, dans la cour du château afin de commencer mon entrainement au maniement des armes. J’en avais bien besoin car bien que je portais en permanence l’épée des rois à ma ceinture, je n’avais aucune idée de la façon dont je devais m’en servir. A vrai dire, je ne connaissais rien du tout au maniement des armes et encore moins aux différentes techniques de combat existantes et c’était très embêtant pour une personne qui avait pour ambition de prendre la tête de son peuple et de l’unir sous son autorité. Aussi, c’est avec impatience et excitation que j’appréhendais cette matinée. J’attendais dans la cour que Colin arrive, en pratiquant quelques échauffements. C’était une matinée fraiche. Je n’avais qu’une hâte, me réchauffer. Par ailleurs, mes mouvements étaient facilités par la tenue de combat que je portais et qui était composée d’un pantalon, de bottes et d’une chemise de soie blanche recouverte d’un gilet sans manche en cuir. C’était la première fois depuis mon arrivée sur Auriga que je revêtais une tenue bien plus confortable que toutes les robes qu’on me forçait à porter à longueur de journée. Un vrai plaisir. Colin me rejoignit dans la cour, les bras chargés d’armes en tout genre. Il posa le tout sur une table dressée près d’un mur puis se tourna vers moi et me salua humblement :
- Bonjour majesté ! s’exclama-t-il. Comment allez-vous aujourd’hui ?
- Un « madame » suffira, Colin, répondis-je avec modestie. Je ne suis pas encore Reine.
- Vous l’avez toujours été pour moi, affirma le chevalier.
Nous nous échangeâmes un court regard puis Colin se tourna à nouveau vers la table qu’il venait de charger et déclara :
- Je vous ai amené tout un attirail d’armes afin de vous offrir l’entrainement le plus complet possible.
Je me rapprochai de lui et regardai plus attentivement les armes disposées sur la table.
- Epées, dagues, masses, boucliers, lances, lista Colin en prenant en main chacune des armes les unes après les autres. Arcs, arbalètes, lances et armes de poing Goa’ulds…
J’attrapai le zat’nik’tel posé sur la table avant que mon chevalier ne le fasse puis l’activai.
- Celui-là je connais, déclarai-je fièrement.
Colin sourit. Je reposai l’arme sur la table et fut surprise d’y trouver, à côté, des armes qui ne m’étaient pas du tout inconnues. Colin les désigna d’un geste de la main sans les toucher puis ajouta avec un air hautain, voire dédaigneux :
- Et voici un échantillon d’armes terriennes.
Il y avait en effet plusieurs pistolets et mitraillettes posées sur la table. Je fronçai les sourcils et tournai le visage vers Colin.
- Comment vous avez fait pour vos procurer des armes terriennes ? demandai-je curieuse et suspicieuse à la fois.
Colin croisa les bras contre son torse et répondit fièrement :
- Je les ai pris sur les cadavres de leurs soldats qui ont commis l’erreur de me provoquer en duel !
Je restai sans voix, ne sachant que dire. J’essayai de m’imaginer un chevalier du moyen-âge se battre contre des soldats du 21ème siècle et en sortir victorieux. Un tel combat aurait été perdu d’avance et pourtant... Colin se trouvait devant moi, bien vivant, et les Terriens avaient tous évacués Auriga…
- Et vous avez appris à vous en servir ? finis-je par demander toujours aussi surprise.
- Évidemment, répondit Colin, quand on combat un ennemi pendant autant d’années on s’emploie à tout apprendre de lui, de ses armes et de ses techniques de combat.

Évidemment. Je souris. Les Terriens et les Aurigiens s’étaient affrontés durant des années pour le contrôle de quelques mines de Trinium, au point d’en développer une haine réciproque l’un pour l’autre et pourtant ils se ressemblaient beaucoup qu’ils ne le pensaient.
- Certes, finis-je par déclarer. Mais tout ceci est du passé. Les Terriens sont nos amis et nos alliés à présent !
Je regardai mon chevalier dans les yeux et appuyai mon regard afin de m’assurer de son approbation. Ce dernier souffla et leva les yeux en l’air.
- Tant qu’ils restent sur leur monde et ne mettent plus les pieds ici, ça me va, décréta-t-il.
Je baissai les yeux. Le ressentiment des Aurigiens vis-à-vis des Terriens était encore trop fort pour espérer que les relations ne s’apaisent aussi facilement. Au milieu de tout ça, j’avais du mal à me trouver une place : Aurigienne par naissance et Terrienne d’adoption… Espérons que le temps, ainsi que mes efforts et ceux du SGC permettraient de guérir les plaies et d’établir une relation de confiance et d’amitié durable entre nos deux peuples… Colin me sortit de mes pensées. Il me fit un grand sourire, posa sa main sur la table et demanda :
- Alors ? Par quoi voulez-vous commencer ?
Je désignai aussitôt l’épée des rois que je tenais en main. Mon chevalier sourit de plus bel et saisit aussitôt l’épée attachée à sa ceinture.
- Bien, dit-il. Commençons par l’épée alors.
Nous nous éloignâmes alors de la table et gagnâmes le centre de la cour. Puis nous nous positionnâmes l’un en face de l’autre.
- L’épée est l’arme la plus courante et la plus noble sur Auriga, déclara soudain Colin. Et on peut s’en servir de différentes façons.
Il pointa l’épée vers moi et ajouta :
- Pour attaquer.
Il ramena ensuite l’épée vers lui et la brandit devant son visage.
- Pour se défendre, dit-il.
Il reposa son arme contre sa jambe puis continua de parler.
- On peut également s’en servir à pied ou à cheval, seule ou alliée à un bouclier ou toute autre arme. Bref, on peut quasiment tout faire avec une lame !
- Je sais tout ça, déclarai-je avec impatience, je vous ai déjà vu combattre. Ce que je veux c’est que vous m’appreniez à faire tout ce que vous dites !

Colin hocha alors la tête puis serra son épée entre ses deux mains et la leva au-dessus de son visage.
- Très bien, dit-il, faites comme moi alors.
Je saisis alors mon épée entre mes deux mains et la levai au-dessus de mon visage, comme lui. Colin baissa ensuite et très lentement son épée et vint la frapper contre ma lame, ou du moins, la coller contre ma lame car son attaque manquait cruellement de vigueur. On aurait dit un ralenti comme dans les films burlesques. Je ne dis rien et gardai le silence. Colin revint à la charge avec une deuxième attaque aussi lente et prévisible que la première. Je la barrai en tenant mon épée d’une seule main.
- Bien joué, majesté ! s’exclama Colin en faignant l’émerveillement.
L’opération se répéta ainsi plusieurs fois et dans le plus grand ennui. Je finis par perdre patience. Je baissai alors mon épée, regardai mon chevalier dans les yeux et demandai perplexe :
- Mais qu’est-ce-que vous faites, là ?
Colin me lança un regard surpris et répondis :
- Bah. Je vous apprends des techniques de combat à l’épée comme vous me l’avez demandé.
Je fronçai les sourcils et reculai légèrement la tête. Mon visage affichait une expression suspicieuse.
- Je ne vous ai jamais vu vous battre ainsi, déclarai-je sceptique. On dirait un mime en pleine représentation !
- Non mais là je m’adapte à mon adversaire, se justifia Colin.

Son adversaire ? J’avais du mal à comprendre cette réponse. Il se battait comme un nul parce que j’étais nulle moi aussi ? Mon regard croisa le sien. Il baissa alors les yeux sur ma tenue. J’en fis de même. Je compris alors ses réticences. C’était évident ! Je relevai aussitôt les yeux vers mon chevalier et lui lançai sur un ton accusateur :
- Ah ça y est, j’ai compris ! Vous retenez votre bras parce que je suis une fille !
Colin sembla offusqué par cette accusation. Il nia en bloc.
- Mais non ! s’exclama-t-il.
- Oh arrêtez ! rétorquai-je amusée. Je vous connais. Vous retenez votre bras parce que je suis une fille !

Je le regardai dans les yeux avec insistance. Mon chevalier finit par lever les yeux au ciel.
- Bon d’accord ! s’exclama-t-il avec vigueur. Je retiens mon bras parce que vous êtes une fille et que vous êtes ma Reine ! Je ne veux pas vous faire de mal ! Voilà tout.
Je soufflai et croisai les bras contre mon torse. Sa réaction me semblait puérile.
- Comment voulez-vous que j’apprenne à me battre avec une épée si vous retenez vos coups ? demandai-je interloquée. Vous croyez que mes ennemis potentiels retiendront leurs coups, eux ?
Ma question décontenança beaucoup Colin. J’avais raison et il le savait. Hélas, cet homme était trop têtu et trop vieux-jeu pour l’admettre. Il croisa à son tour les bras contre son torse et répondit avec un esprit chevaleresque :
- De toute façon vous n’aurez jamais à vous battre contre des ennemis puisque je serai toujours là pour m’interposez entre eux et vous !
Je levai les yeux au ciel. Que mes chevaliers soient prêts à mourir pour moi était une chose, que je fusse incapable de me défendre sans eux en était une autre.
- Je ne vous ai pas demandé de me protéger mais d’apprendre à me battre, déclarai-je alors sur un ton autoritaire. Alors apprenez-moi à me battre comme un vrai chevalier et ne retenez pas vos coups, d’accord ?
Je n’aimais pas du tout employer ce ton avec les gens mais j’y étais parfois obligée si je voulais qu’ils m’écoutent et qu’ils obéissent à mes ordres. J’appuyai mon regard sur Colin. Ce dernier tenta de résister mais finit par lâcher prise. A ses yeux j’étais sa Reine et il me devait obéissance.
- Bon d’accord, s’exclama-t-il, mais ne venez pas vous plaindre après !
Nous nous saluâmes alors comme le feraient deux combattants qui se respectent puis nous remîmes en position de combat. Je serrai mon épée de toutes mes forces et la levai au-dessus de mon visage. Colin en fit autant.
- Vous êtes sûre ? demanda-t-il hésitant.
- Oui ! répondis-je agacée.

Il hocha alors la tête puis s’élança sur moi en un éclair. Je barrai son épée avec la mienne mais mon chevalier posa aussitôt sa main gauche sur le manche de mon arme, la serra fermement et me donna un coup de boule sur le front… Le noir total ! Je perdis aussitôt connaissance et m’effondrai sur le sol pavé de la cour.


*


J’ignore combien de temps je suis restée inconsciente mais à mon réveil, plusieurs personnes étaient penchées sur moi. J’étais toujours allongée sur le sol pavé et froid de la cour du château. J’ouvris les yeux avec beaucoup de difficultés. J’avais mal à la tête. Des murmures retentirent autour de moi.
- Majesté ? s’exclama une voix familière. Est-ce-que vous allez bien ?
Ma vision était trouble. Je n’arrivais pas à identifier mon interlocutrice mais j’étais certaine qu’il s’agissait d’une femme.
- Oui, répondis-je entre deux gémissements. Il faut juste que je reprenne mes esprits.
Je me redressai lentement. Ma tête tournait dans tous les sens.
- Que s’est-il passé ? demandai-je désorientée.
Il y eut un long silence. Les personnes penchaient autour de moi s’échangèrent des regards puis Colin prit la parole et s’exclama très gêné :
- Je suis désolée, majesté ! J’ai fait comme vous avez dit, je vous ai attaqué sans retenir mes coups et vous avez…
- Pris un gros coup sur la tête ! termina une autre voix amusée.
Je retrouvai peu à peu ma vue et reconnu le chevalier Crépin, ma servante Perrine et deux gardes du château qui se tenaient auprès de Colin.
- Ce n’est pas grave Colin, répondis-je conciliante, c’est en se prenant des coups qu’on apprend.
Je me relevai difficilement avec l’aide de Perrine et des deux gardes du château. Colin semblait vraiment désolé. Je manquai de trébucher mais Perrine me retint. Elle tourna ensuite la tête vers Colin et lui dit avec un ton accusateur :
- Tu aurais pu retenir tes coups quand même !
- Mais c’est elle qui a m’a demandé de ne pas les retenir ! se défendit le chevalier outré.
- Pff ! s’exclama Crépin amusé. J’suis scié.

Tous les regards se tournèrent vers lui. S’en suivit un silence pesant. Je pris alors la parole pour le briser.
- Je suis prête à reprendre l’entrainement.
- Oh non ! non ! non ! s’exclama alors Perrine. Les entrainements, c’est fini pour aujourd’hui ! Je vous conduis à votre chambre pour que vous vous y reposiez !

Elle passa alors son bras autour du mien et me guida vers l’intérieur du château. Je me laissai faire, sans protester. Nous rejoignîmes rapidement le grand hall du château en abandonnant Colin, Crépin et les deux gardes du château derrière nous.
- Il est hors de question qu’on vous perde et qu’Auriga se retrouve de nouveau sans souverain pour les dix-huit prochaines années ! ajouta Perrine sur un ton autoritaire.
Elle n’avait pas tort. L’entrainement était finit pour aujourd’hui. Et comme vous avez pu vous rendre compte, j’avais encore énormément de progrès à faire dans le maniement des armes et l’emploie de techniques de combats. Je n’aurai sans doute pas assez de toute une vie pour devenir une combattante aussi aguerrie que Colin.



A suivre...
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Barack OBanana

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Barack OBanana le Lun 27 Fév - 22:51

C'est un magnifique dialogue bien travaillé avec beaucoup d'inspiration et une histoire qui tient la route ! Le texte est prenant dès le départ j'ai beaucoup aimé mais j'ai tout de même une question. Es tu Dyslexique?
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Arya

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Arya le Mar 28 Fév - 21:36

Ah Surprised Enfin un lecteur Exclamation Exclamation Exclamation Very Happy I love you

Merci à toi de m'avoir lu Wink

Non je ne suis pas dyslexique quand j'écris à la main mais sur un clavier il m'arrive d'inverser des lettres, pourquoi Question Surprised
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Barack OBanana

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Barack OBanana le Mar 28 Fév - 21:38

Car tu oublies des mots parfois.. Ça me fait penser à de la dyspraxie même :3
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Arya

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Arya le Mar 28 Fév - 21:44

Ca craint Razz
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Barack OBanana

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Barack OBanana le Mar 28 Fév - 21:45

Mais en revenant sur ma lecture, je ne trouve aucune faille et aucune critique à faire Smile
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Arya

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Re: Les Chroniques d'Arya - Extraits du Livre III

Message par Arya le Mar 28 Fév - 21:47

Very Happy
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